Sauf faute exceptionnellement grave, le droit d’indemnisation des piétons, cyclistes et passagers d’un véhicule est garanti. C’est donc sur l’étendue de cette indemnisation qu’il faudra être vigilant. Pour les conducteurs, elle dépend des circonstances de l’accident.
Si vous avez perdu un membre de votre famille, votre indemnisation doit comprendre :
- Le remboursement des frais d’obsèques,
- Le préjudice moral,
- Eventuellement le préjudice économique.
Si vous êtes blessé dans un accident, votre indemnisation doit comprendre :
- Le remboursement des pertes de revenus,
- Le remboursement des frais restés à charge,
- Le préjudice fonctionnel (IPP),
- Le préjudice professionnel éventuel,
- L’aménagement de votre domicile et l’aide humaine s’il y a lieu,
- L’indemnisation des souffrances endurées,
- Le préjudice d’agrément,
- Le préjudice esthétique,
- Les troubles dans les conditions d’existence.
Tous ces préjudices sont évalués par expert. Mais leur traduction en indemnités nécessite l’expérience d’un bon juriste. Vous pouvez :
- faire confiance à votre propre assureur qui négociera avec l’assureur du responsable. Solution recommandée dans le cas de blessures légères.
ATTENTION
Les indemnisations négociées entre assureurs sont souvent inférieures aux sommes obtenues par un avocat ou devant un tribunal (30 % de différence selon les statistiques). Les assureurs sont liés entre eux par des conventions qui ne vous sont pas toujours favorables. L’assureur du responsable peut être le même que votre propre assureur. Dans tous les cas, vous avez le droit de refuser les propositions des assureurs et de confier vos intérêts à un avocat qui négociera avec l’assureur du responsable ou demandera au tribunal de fixer votre indemnisation. Cette solution est fortement recommandée dans le cas de blessures graves. (Plusieurs études et rapports officiels soulignent que les offres des assureurs sont largement inférieures aux indemnités allouées par les tribunaux)




