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Logique prolongement de la permanence téléphonique et éléments essentiels de l’aide aux victimes de la route et à leurs familles, l’association tient de nombreuses permanences dans les hôpitaux et les centres de rééducation. Ces permanences sont elles aussi tenues par des bénévoles.

Elles offrent aux victimes la possibilité d’un contact direct au moment où elles en ont le plus besoin.

Voici les lieux et les heures :

  • GARCHES : 1er jeudi de chaque mois de 16 à 18 h
  • Les Salins : SALIN LES BAINS : 3ème mardi de chaque mois de 15 h à 18 h
  • Hôpital St Jacques : Besancon : 3ème mercredi de chaque mois de 10 h à 12 h
  • Centre de rééducation de Navenne : 3ème mercredi de chaque mois de 15 h à 18 h
  • CHU St Roch à NICE : 2ème et 4ème jeudi de chaque mois de 17 h à 20 h
  • Hôpital Henri Mondor : CRETEIL : les 2ème et 4ème mercredi de chaque mois de 14 h à 18 h
  • Centre de rééducation de COUBERT : COUBERT : le 1er mercredi de chaque mois de 16 h à 20 h
  • Centre de rééducation BOUFFARD VERCELLI : CERBERE : le 1er lundi de chaque mois de 15 h à 19 h
  • Hôpital PURPAN : Toulouse : les 2ème et 4ème lundi de chaque mois de 14 à 18 h
  • Hôpital Guy de Chaulhiac : MONTPELLIERS : le 3ème lundi de chaque mois de 14 h à 18 h


Interview de Jean Paul BONALARON

Vous avez rejoint « Victimes et Citoyens » après la perte de vos enfants dans un accident…
Mon engagement a été progressif. J’ai compris que la parole d’une victime pouvait être un message de prévention, que ce combat pouvait redonner un sens à ma tragédie et à celle de mes enfants. Après le procès, je me suis sentie délivrée et capable d’aider les autres.

Pourquoi allez-vous au devant des victimes ?
Je sais, par expérience, que c’est juste après l’accident que l’on a besoin de vider son cœur. C’est pendant l’enquête et son effrayant silence que l’on se pose des questions qui torturent. Et c’est à la même période que les assurances tentent de vous arracher des transactions précipitées.
Pour vraiment aider les victimes, il faut être présent dès les premiers jours. C’est pour cela que nous mettons à la disposition des victimes des plaquettes d’informations. Les familles sont libres ensuite de nous contacter.

Que peut apporter une victime à une autre victime ?
Une intensité d’écoute très particulière. Quand on partage la même expérience, il y a des choses que l’on devine à demi-mot, des questions que l’on n’a pas besoin de poser. Pour la personne qui appelle ou qui vient nous voir, c’est la certitude que sa souffrance sera comprise, qu’elle sera spontanément reconnue. Cette position de victime si inconfortable et si difficile à faire admettre par les institutions ou même parfois par les proches. On a terriblement besoin de cette relation privilégiée quand tout le reste semble s’écrouler.

Que pouvez-vous faire face à tant de détresse ?
D’abord, respecter leur souffrance. Puis leur dire que leur colère est justifiée, que leurs questions méritent des réponses. Les informer que le chemin de la justice est toujours difficile, souvent décevant mais nécessaire, pour retrouver la paix. Enfin les mettre en garde contre tous ceux qui tentent d’abuser de leur désarroi pour ignorer leurs droits. C’est une goutte d’eau bien sûr, mais je sais, pour l’avoir vécu, tout le prix de la bonne parole prononcée au bon moment.